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disponibles sur demande: La Seigneurie de Jarnieux par Paul de Varax, La monographie sur Jarnioux par Henri Genevrier, La Prébende de J...

6 janvier 2013

la bascule






L'HISTOIRE DE LA BASCULE DE JARNIOUX
24 novembre 1912 – 29 mai 1968 
 56 ans de bons et loyaux services

La naissance
Lors de la séance du 7 juillet 1912, Le conseil municipal de Jarnioux, réuni sous la présidence de Monsieur BIOLAY, constate la nécessité de l'installation d'une bascule publique « pour faciliter les commerçants de la localité , »
Décision est donc prise de l'achat d'un terrain nécessaire à l'emplacement de ce pont bascule, sur la propriété de Monsieur Benoît YVERNAY, viticulteur. Ce terrain de 32 mètres carrés est situé en bordure du chemin de grande communication numéro 19.
Pour cet achat, la commune va payer,,, 100 francs, somme à laquelle il faudra ajouter 50 francs d'indemnité pour « l'abattage de deux arbres superbes... et la dépréciation du jeu de boules » et 115 francs pour la réfection de la clôture, doit un total de 275 francs. Des travaux annexes sont prévus, en particulier un canal destiné à prendre les eaux de la route, au-dessus de la bascule, pour les conduire à la rivière.



La bascule 
Maintenant, il faut installer le pont bascule. Un devis est demandé à l'entreprise A. Cheine. Elle s'engage à fournie un pont-Bascule sur maçonnerie d'une force de 10000 kg. Appareil à colonne centrale...Il n'est pas prévu de local adjoint comme pour d'autres ponts-Bascules.
L'appareil indicateur sera protégé par un caisson en tôle. Le tout pour un prix de 1825 francs (1100 francs pour le pont bascule, 100 francs pour le caisson et 625 francs de maçonnerie.

Cahier des charges et adjudication
Voilà, le pont-bascule est installé... Il va falloir le faire vivre et l'utiliser correctement.

Un cahier des charges est présenté.
La charge est mise en adjudication. :la ferme sera de trois années, l'adjudicataire est chargé de l'entretien de la bascule (les réparations restant à la charge de la commune) , si les réparations entraîne un chômage de moins de 15 jours, l'adjudicataire ne pourra demander aucune indemnité. Au-delà de ce délai, il recevra une indemnité de 50 centimes par( jour de retard, l'adjudicataire aura la possibilité de sous-louer le pont-bascule, avec l'autorisation du maire, tout en restant responsable du pont-bascule, chaque pesée sera facturée uniformément 50 centimes, y compris la tare, sans distinction de « plus ou moins de poids, ni de forme ou espèces... », l'adjudicataire est tenu responsable de tous frais et dégâts occasionnés par sa faute
L'adjudicataire sera rétribué sur la base de 50 % du rendement annuel.
L'adjudication se fait à la bougie au plus offrant le 24 novembre 1912 (approuvé le 10 janvier 1913). C'est Monsieur Antoine UGEL qui sera le premier adjudicataire.

La vie continue
Mais nous sommes en 1913 et la guerre arrive avec son cortège de troubles.. La première « ferme » s'est terminée le premier janvier 1916 et, du fait de la guerre, elle n'a pas pu être renouvelée. Une délibération du conseil de 1920 constate que le rendement de la bascule ne nécessite pas une nouvelle adjudication et prévoit donc un « traité de gré à gré »entre la marie et Monsieur Julien GAY, traité qui sera mis en forme et signé le 1er mars 1920, La gérance prend effet le 3 mars pour une durée de trois ans.

                                           les conscrits de 1957,à droite la bascule 

Le temps passe...
On reparle de la bascule en 1926. Une délibération du conseil municipal constate que les frais engagés pour son entretien et réparation semblent exagérés (23 janvier 1926)
Par la suite, les commerçants qui veulent utiliser la bascule s'adressent à l'épicerie Berthelon qui se trouvait à proximité. De nombreuses années plus tard, le conseil se penche encore sur la bascule :

De nombreuses années plus tard, le conseil se penche encore sur la bascule ;
  • 12 mars 1963 : le plateau est en mauvais état. Un menuisier sera consulté...
  • 26 octobre 1963 : le tablier est en mauvais état. Un devis est demandé au menuisier Vermorel.
  • 12 mars 1964 : Des travaux sont prévus et le contrôleur des poids et mesures est avisé
  • 29 mars 1967 : les vérifications ne peuvent être faites. Le conseil se pose la question de la possible suppression de la bascule.
  • 7 novembre 1967 : demande de suppression
  • 18 mars 1968 : une dernière réparation est demandé. On décide de surseoir.
  • 29 mars 1968 : le pont bascule devient gênant et dangereux. Sa suppression est décidée.
C'est la fin...
Ce brave pont-bascule va donc disparaître du paysage jarniousien et un petit parking agrémenté de boîtes postales va le remplacer.
                                                                                                                                Jean Barbier

                                      la bascule en 1957


                         situation de la bascule et de l'épicerie Mathelin



l'emplacement de la bascule avant transformation, le mur a été reculé 
et les deux arbres juste derrière le muret ont été abattus


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